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ECHANGES ENTRE S.E MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI ET LES OPERATEURS ECONOMIQUES REGROUPES AU SEIN DE LA CFCIB

Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi Evariste NDAYISHIMIYE, a rencontré ce 17 Juillet 2020, à GITEGA, la Capitale Politique du BURUNDI les Opérateurs Economiques  regroupés au sein de la  Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi « CFCIB ».

Après un mot d’accueil du Gouverneur de la Province de Gitega à S.E Mr le Président de la République, aux membres du Gouvernement présents, aux hauts cadres de la Présidence de la République, à Monsieur le Président de la CFCIB et à tous les Opérateurs Economiques qui avaient répondu à l’invitation du Chef de l’Etat, le Gouverneur a formulé le vœu de l’élaboration d’un Nouveau Schéma Directeur d’ Aménagement et d’Urbanisme de la ville de Gitega, pour répondre aux multiples besoins d’une Capitale Politique.

Le Président de la CFCIB quant à lui, après un message de félicitation à S.E le Président de la République, a axé son intervention sur les points saillants suivants :

  • Quand on analyse la pyramide des âges, plus de 60% de la population burundaise a moins de 25 ans ; ce qui constitue un atout majeur d’un côté, mais de l’autre côté un grand défi dans la mesure où le taux de chômage est élevé au niveau  de la Jeunesse ;
  • Il faut sensibiliser les burundais pour les inciter à consommer les produits locaux en vue de booster la production et créer des emplois ;
  • Il faut se référer à des modèles économiques qui ont produit des miracles ailleurs ;
  • La Chine pour sortir des affres du sous-développement a créé des « Brigades de Production » en vue de satisfaire les consommations locales puis de dégager un surplus pour la transformation et l’exportation ;
  • Le modèle du Togo et du Bénin :
  • Booster la production ; résorber le chômage; promouvoir l’épargne ; exporter le surplus de production ; tout cela ne peut être envisagé que si et seulement si on adopte d’autres modèles de développement et sortir du circuit traditionnel.
  • Il sied de noter qu’entre 2015 et 2020, la production du riz a triplé, tandis que la production de la pomme de terre a quadruplé au point que le prix du kg de pomme de terre a dégringolé jusqu’à 300 Fbu, un prix non rémunérateur qui décourage fortement les agriculteurs.
  • Le Président de la CFCIB a également épinglé la construction des infrastructures comme secteur créateur d’emplois.
  • Concernant le Tourisme, le Président de la CFCIB a également recommandé une réévaluation du système de visas au Burundi en vue d’exploiter les nombreuses opportunités touristiques dont regorge notre pays ;
  • Parlant de la question des devises, l’on ne saurait sortir du cercle vicieux de la pénurie de devises si le Burundi ne dispose  pas d'une gamme de produits  à exporter dans la région  et au-delà.  Le Burundi  doit  repenser ses stratégies  en tenant  compte  des Communautés Régionales dont il est membre  et se positionner  par rapport  à la Zone d'Echange Libre Continentale 

 Des interventions  des Représentants  de quelques secteurs  de la CFCIB ont été observées. Ce sont notamment les interventions de :

  • Hon. Olivier SUGURU, Représentant  de l'Association des Industriels du BURUNDI « AIB » ;
  • Monsieur Déo NTIBIBUKA, Représentant de la Chambre Sectorielle des Transporteurs, Transitaires et Agences en Douanes,
  • Monsieur UWIRAGIYE François, Représentant de la Chambre Sectorielle des Mines et Carrières ;
  • Monsieur Augustin NIYONGOMA, Président de la Chambre Sectorielle de l’Hôtellerie et Tourisme ;

Les orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République ont été articulées sur les grandes lignes suivantes :

  • Le Secteur Privé est comme un Conseil Supérieur de Développement ou encore en d’autres termes « un Etat-major Général pour le Développement » et la CFCIB doit intérioriser et s'approprier ce rôle.
  • En empruntant l’image et la terminologie de l’armée, sous le commandement de cet Etat-major Général qu'est la CFCIB, il y a des commandants brigades, des commandants bataillons, des commandants compagnie, des commandants pelotons, des commandants sections jusqu’aux hommes de troupes (combattants).
  • Le Secteur Privé doit travailler avec des structures que l’Etat a déjà mises en place en l’occurrence les coopératives « SANGWE ».
  • Il faut identifier les produits exportables dont la liste peut être longue : l’eau, la stevia, le patchouli, les fruits, les légumes, etc…
  • Il faut absolument développer des produits alimentaires, il faut innover et garder à l’esprit qu’environ les 7 milliards qui peuplent la planète doivent manger tous les jours.
  • Il faut viser un développement durable et mettre en place des systèmes pérennes qui vont durer des générations.
  • Le Lac Tanganyika est un trésor inestimable. Des hôtels, des restaurants, des bateaux de loisir de Gatumba à Kabonga pourraient générer des sommes incalculables et résoudre le problème d'accès aux devises.

Il faut rapidement une étude d’Aménagement du Littoral du Lac Tanganyika, et le Tourisme est une affaire du Secteur Privé, l’Etat se limitant à la réglementation et à la régulation.

  • Pour les Mines, l’Etat fait des contrats de concession sur 30 ans, 50 ans et, il est du devoir des privés de construire ces raffineries.
  • En vue de produire des médicaments ayant peu d’effets secondaires, nos Entreprises pharmaceutiques peuvent utiliser des matières premières locales (plantes médicinales)
  • Le Gouvernement devra suivre à la loupe les attributaires de marchés publics car, on ne peut plus tolérer que les bénéfices tirés d’un marché public donc de l’argent du contribuable serve à acheter des villas à Nairobi, à Kigali, à Paris,….. C’est un crime contre la Nation.

Les bénéficiaires des marchés publics devraient s’engager à réserver un pourcentage si petit soit-il à la réalisation d’un petit projet qui profite à la population.

Un exemple à suivre est celui d’un promoteur de patchouli à Nyanza-Lac qui distribue les plants, paie les encadreurs agronomes et qui a mis en place une Microfinance des cultivateurs de patchouli.

  • Les Burundais doivent changer de fusil d’épaule et travailler en Association en vue d’être agressif sur le marché régional et international.

A propos de la CFCIB

 

La CFCIB a pour objet d'initier, de proposer et de soutenir toutes les actions visant à améliorer l'environnement des affaires en vue du développement du secteur privé.

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